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À propos

Contrepoint est un outil d'analyse textuelle. On lui soumet deux courts textes ; il en compose une lecture comparée et y ajoute une troisième voix.

Le nom

En musique, le contrepoint désigne l'art de superposer plusieurs lignes mélodiques indépendantes, qui se répondent sans se confondre. La voix supérieure n'écrase pas la voix inférieure ; chacune garde son chemin propre tout en participant à une harmonie commune. C'est ce que cet outil tente d'imiter, à sa manière, sur le terrain du texte.

Que fait l'outil

Plutôt que de mesurer ce qui rapproche les deux textes — mots communs, thèmes partagés —, Contrepoint cherche à représenter leur trajectoire conceptuelle. Où sont-ils denses, où sont-ils diffus ? À quel moment s'élèvent-ils vers l'abstraction, à quel moment retombent-ils dans le concret ? La progression de chaque texte est découpée en cinq mesures successives, à chacune desquelles est attribuée une valeur d'abstraction comprise entre 0 (sensoriel, narratif, descriptif) et 100 (abstrait, conceptuel, philosophique).

À ces deux voies s'ajoute la voie de l'IA, qui n'est ni une moyenne ni un résumé. Elle est conçue comme un véritable contrepoint : elle relie, oppose, dépasse ou recadre les deux voix précédentes. Sa fonction n'est pas de réconcilier les textes mais de faire émerger une troisième possibilité d'interprétation.

La métaphore visuelle

L'image est empruntée à la musique. Trois voies se déploient sur une portée à trois lignes — référence à la notation du plain-chant médiéval, qui se contentait de quelques lignes plutôt que cinq. Une clef d'ut ouvre la portée à gauche : c'est historiquement la clef des voix intermédiaires en polyphonie vocale, le symbole le plus juste pour figurer un contrepoint. Elle dessine aussi, par discrétion, le C initial de Contrepoint.

Les points sur la partition sont des têtes de notes ; les liaisons entre les mesures, des courbes lissées qui évoquent le legato. Cinq barres de mesure (de I à V) marquent les cinq étapes de la lecture. L'axe horizontal suit le déroulement des textes, l'axe vertical leur niveau d'abstraction.

La composition

L'analyse est confiée au modèle Mistral Large, sollicité en français avec une consigne précise : découper la pensée de chaque texte en cinq inflexions, évaluer leur densité conceptuelle, et composer la voie centrale. La réponse est rendue en JSON strict, validée côté serveur, puis mise en portée par le navigateur sous la forme d'un fichier SVG dessiné dynamiquement.

L'interface est volontairement épurée : papier, encre, sérif. Le geste musical est suggéré, jamais mimé. Rien ne clignote, rien ne s'anime au-delà de l'apparition initiale de la partition.

L'usage

Lire deux textes côte à côte, c'est déjà se demander ce qu'ils ont à se dire. Contrepoint est conçu pour accompagner cet exercice. Quelques cas où l'outil prend son sens :
— un même sujet traité par deux auteurs ;
— un même auteur abordé à deux époques de sa vie ;
— un texte original mis en regard avec sa traduction, ou avec sa réécriture ;
— une thèse et son objection ;
— un passage de fiction et son commentaire critique.

Le contrepoint ne remplace pas la lecture ; il en propose une mise en perspective. La partition obtenue peut être imprimée, ou enregistrée au format PDF, avec les textes source et le détail des cinq mesures.

Mentions

Réalisation : PHP 8 sans framework, JavaScript vanille, SVG dessiné à la main. Aucune base de données.
Typographie : IBM Plex.